Une étude universitaire récente remet en question la croyance de longue date selon laquelle le végétalisme est le régime alimentaire le plus bénéfique pour l’environnement et le bien-être des animaux. L’étude postule qu’un régime qui fait une grande place aux plantes et qui comprend de la viande d’origine locale et élevée dans le respect de l’éthique pourrait être le choix le plus humain et le plus respectueux de l’environnement.

Pourquoi le véganisme comme régime écologique est-il mis en doute ?

La remise en question la durabilité d’un régime purement végétal est un acte marquant, surtout que cette remise en question qualifie cette vision idéaliste du véganisme de trompeur et d’écoblanchiment. En y regardant de plus près, les problèmes liés à ce type de régime sont évidents.

Des produits véganes loin d’être écologiques

Par exemple, les produits préférés des consommateurs végétaliens, tels que le tofu et le tempeh, proviennent essentiellement de l’étranger, principalement de l’Inde, où leur production est liée à une déforestation importante et à la destruction d’habitats naturels. En outre, ces plantations de soja empiètent sur des terres qui pourraient être utilisées pour soulager la faim au niveau local.

Le coût environnemental du transport du soja sur de vastes distances pour atteindre les consommateurs dans le monde est important et préoccupant. Par ailleurs, la production d’huile de palme, couramment utilisée dans les produits végétaliens comme alternative aux graisses animales, a dévasté les écosystèmes locaux dans des pays comme l’Indonésie et la Malaisie en raison de la déforestation massive et de la perte de biodiversité .

Des méthodes de production parfois inhumaines

Les allégations relatives aux droits de l’homme dans l’industrie de l’huile de palme incluent le travail des enfants, la violence sexuelle et l’exposition dangereuse aux pesticides. L’étude a mis en évidence une tendance déconcertante à privilégier la vie des animaux d’élevage par rapport à celle des travailleurs de ces industries.

Dissocier l’alimentation de l’homme des pratiques des industries agro-alimentaires

Malgré le discours populaire suggérant que la réduction de la consommation de viande est cruciale pour l’atténuation du changement climatique, l’étude indique que cet accent n’a pas grand-chose à voir avec les animaux eux-mêmes, mais plutôt avec les pratiques contemporaines de l’industrie de la viande.

Le bétail peut jouer un rôle important dans l’agriculture durable et l’atténuation du changement climatique. Par exemple, un porc élevé de manière responsable peut non seulement fournir une quantité considérable de viande, mais aussi contribuer à la santé des sols, des forêts et des écosystèmes.

Privilégier les petites structures agricoles

La transformation de ces animaux dans des installations à petite échelle permet de maintenir une chaîne d’approvisionnement concise et transparente, ce qui profite à l’environnement, aux entreprises locales, aux êtres humains et à l’économie. L’étude affirme que même s’il faut réduire la consommation de viande, une quantité modérée de produits animaux dans notre alimentation – y compris de la viande ou des œufs – peut contribuer à satisfaire les besoins en protéines sans causer de dommages excessifs.

L’étude souligne également que de nombreux produits d’origine végétale tels que les avocats, les noix de coco, le cacao et le café ont beau être végétaliens, ils n’en contribuent pas moins à la dégradation de l’environnement et à l ‘affaiblissement du bien-être des communautés locales. Cela suggère qu’une approche plus nuancée de la consommation, qui valorise les pratiques locales et durables ainsi que le bien-être des animaux, pourrait être la clé d’une planète plus saine.